BOURGUIBA HABIB, ANCIEN PRESIDENT DE LEPUBLIQUE TUNISIENNE
Bourguiba, le Combattant suprême, a libéré la Tunisie, modernisé le système éducatif et oeuvré à l'émancipation des femmes. La statue dorée d'Habib Bourguiba se dresse toujours devant le Palais du gouverneur de sa ville natale, Monastir. A plu- sieurs centaines de mètres, encadré par deux imposants minarets, se tient un mausolée construit selon l'architecture musulmane. Ses coupoles d'or et d'émeraude, bâties en marbre et en onyx venus d'Italie et d'Espagne, abritent les tombes des parents de Bourguiba : celle de sa mère, Fatima, qu'il vénérait, et de son père, un modeste fonctionnaire.
C'est là qu'est également enterré l'ancien président de la Tunisie, auprès de sa première femme, Mathilde Lorrain, une Française convertie à l'islam sous le nom de Moufidah Bourguiba. Elle lui donna son seul fils, Habib Bourguiba junior, qui fut longtemps son proche conseiller avant de prendre la tête d'un prospère cabinet d'avocats d'affaires. Sa seconde épouse, Wassila Bourguiba, dont il divorça en 1986 et qui mourut à la fin du siècle dernier, n'eut pas droit à cet honneur.
Mort le 6 avril 2000 à l'âge de 96 ans (plus selon certains qui prétendent qu'il est né en 1898), Habib Bourguiba vécut ses dernières années en patriarche retiré du monde, se reposant après de nombreuses épreuves. De nombreux Tunisiens se rappelleront de lui comme le Libérateur et le Combattant suprême. Il a présidé au destin de trois générations et beaucoup lui rendent hommage aujourd'hui.